10 immanquables en janvier pour commencer l’année plus malin et cultivé
New year, new rendez-vous culturels à Liège, et cette année, on se fait la promesse de tous les inscrire minutieusement dans notre agenda de janvier, histoire de ne pas les manquer, mais surtout, de déjouer enfin une bonne fois pour toutes le brain rot qui nous menace tous. Expo, film, conférence : on fait le plein de bons plans, on se cultive et on kiffe.
La preuve en 10 immanquables en janvier à Liège, malins mais pas boring, atypiques et garantis de plaire à un vaste public.
Une expo bijou
Elle a beau avoir troqué la Principauté pour Anvers, le fait est que Julia Garcia Rubio est et reste une de nos joaillières liégeoises préférées. Alors quand elle organise une expo dans son 4000 natal, autant dire qu’on s’y presse. Ce qu’on y voit ? « Mute, c’est le nom d’une plage qui réunit 4 membres d’une même famille depuis l’enfance mais aujourd’hui, Mute est le nom d’une exposition où chacun présente son travail à travers le médium qui lui est propre. Pablo, Théophile, Julia Garcia Rubio & Marie-France Bonmariage se sont rassemblés pour partager leur sensibilité commune et leur amour pour les formes et les matières. Plongez-vous dans leur univers l’espace d’un instant pour y découvrir des sculptures rappelant l’architecture des habitations Asturiennes à l’époque de Franco façonnées par Pablo, des images accompagnées d’une étude sur la méthode Kirlian par Théo, la nouvelle collection de Julia qui interroge notre rapport au précieux avec des bijoux en or, et des collages, des livres et impressions en lithographie sur de délicats papiers japon imprimés par Marie-France ».
Jusqu’au 10 janvier à la Galerie Flux – Infos pratiques ici.

SDP.
Un Lion à Liège
Ce 7 janvier sort le dernier Jim Jarmusch aux Grignoux, Father Mother Sister Brother. Un film qui parle des relations familiales, de comment elles se complexifient avec le temps, et qui a été (très justement) récompensé du Lion d’Or à la dernière Mostra de Venise.
« Trois familles, trois villes (le Nord-Est des États-Unis, Dublin et Paris), trois histoires de communications contrariées entre générations. Dans chacune d’elles, on retrouve l’ironie douce de Jarmusch, une tonalité qui oscille entre malaise et cocasserie. Avec, toujours, cette étude fine des caractères, ce sens du détail dans les mimiques et les dialogues qui révèlent le poids complexe de l’héritage » résume l’équipe des Grignoux.
Infos pratiques ici.

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Une conférence sur la balle
« C’était bien le sport mais est-ce qu’on peut aller jouer ? » : tel est le titre de la conférence que donne Valentin Sansonetti à la Cité Miroir en marge de l’exposition Podium – Le pouvoir du sport. Sportif depuis l’âge de sept ans, le Français a fréquenté des structures d’entraînement de haut niveau (Ligue de tennis du 77, sport-études de Strasbourg). Puis « ses études en sciences humaines et sociales – principalement en histoire et en sociologie – ont marqué le début de sa déconstruction. Peu à peu, il s’est politisé et a commencé à militer. Il s’intéresse désormais à la sociologie critique du sport, un champ qui a profondément transformé sa manière de penser son quotidien, aussi bien comme joueur que comme éducateur de tennis » nous dit la Cité Miroir.
Et d’ajouter que « des courts de tennis aux structures de haut niveau, jusqu’aux bancs de la fac de sciences sociales, en passant par la batterie, Valentin vient vous raconter pourquoi il a cessé de croire aux valeurs du sport ».
Le 29 janvier 2026 – Réservation ici.

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Un sacré coup de ballet
« Avec son nouveau spectacle pour seize danseurs, le chorégraphe espagnol Marcos Morau, reconnu pour sa puissance visionnaire et sa capacité à transfigurer les univers musicaux, présente une création unique qui entrelace les musiques d’Ennio Morricone avec la danse, les arts visuels, et des évocations cinématographiques, comme une soirée dans l’imaginaire de cet artiste visionnaire ». C’est au Théâtre de Liège que ça se passe, dans le cadre du festival Pays de Danses, c’est à voir du 23 au 25 janvier et c’est à ne pas manquer.
Infos et réservations ici.

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Une rétrospective iconique
Comment, vous n’avez pas encore été admirer Robert Doisneau. Instants Donnés à la Boverie ? Vous êtes en veine, elle est prolongée jusqu’en avril 2026, mais nul besoin d’attendre le retour du printemps pour en prendre plein les mirettes.
« Près de 400 clichés — allant de ses débuts dans les années 1930 jusqu’à la fin de sa carrière — y sont présentés dans un parcours riche et sensible. L’exposition réunit aussi bien ses images les plus emblématiques que de nombreuses photographies inédites, offrant une vision complète et renouvelée de son œuvre. Après son grand succès à Paris, cette étape liégeoise marque le début d’une tournée internationale et s’enrichit d’une sélection belge » nous informent ses organisateurs.
Infos pratiques ici.
Une visite à une bibliothèque pas comme les autres
Si vous nous lisez, vous savez qu’on adore les livres, les librairies, le B3, brefs, on est papivores. Mais saviez-vous qu’on trouve à Liège une bibliothèque des plus atypiques, celle que la galerie Les Drapiers consacre aux livres d’art, et plus précisément, à l’art textile ? Accessible sur rendez-vous et moyennant une cotisation de 2€ de participation aux frais de la galerie, elle ne se visite pas qu’en janvier, mais quelle meilleure manière de commencer l’année qu’en découvrant une nouvelle bibli principautaire ?
Infos pratiques ici.

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Un concert érudit à l’OPRL
« Dieux capricieux, héros légendaires, batailles épiques : l’Antiquité n’a jamais cessé de fasciner et d’inspirer les compositeurs. Pourquoi ces histoires et légendes millénaires résonnent-elles encore aujourd’hui ? Avec la passion et l’humour qu’on lui connaît, Pierre Solot vous entraîne au cœur de ce dialogue intemporel entre mythes anciens, mélodies envoûtantes et fureurs divines » tease l’OPRL, qui en profite pour balader nos oreilles de Berlioz à Saint-Saëns. C’est insolite, malin, et une aussi bonne manière d’initier petits et grands enfants aux joies de la musique classique qu’à celles de l’étude de la mythologie. Fini le brain rot on a dit !
Plusieurs dates – Infos pratiques ici.

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Un rendez-vous à la page
Le principe du Slow Reading Club ? Allier club de lecture (mais silencieuse) et rencontres personnelles et culturelles. « Le mercredi 14 janvier 2026, nous nous retrouverons au café Persona à Liège. Nous débuterons la soirée par une heure de lecture partagée, un moment pour nous reconnecter ensemble aux mots et aux histoires. Ensuite, j’aurai la plaisir de recevoir l’écrivain François Wautelet pour partager ensemble sur son parcours et son livre » se réjouit son ambassadrice, Angèle.
Infos pratiques ici.

Unsplash – Sincerely Media.
Une initiation à l’écriture
Afin d’inviter à voir les oeuvres de son Artothèque autrement, le B3 organise des ateliers d’écriture, gratuits et ouverts à tous dès 16 ans. Le thème de ce rendez-vous de janvier ? Les intérieurs. Soit, des « espaces intimes et chaleureux, où chaque détail raconte une histoire, les œuvres représentant des intérieurs nous invitent à pénétrer dans un univers privé. La lumière, les objets, la disposition des meubles évoquent une atmosphère particulière ».
Le 24 janvier – Infos pratiques ici.

Un sacré anniversaire
Saviez-vous que l’Académie Royale des Beaux-Arts, « Aca » pour ses intimes ou « Crassémie » pour ses ennemis, avait été fondée en 1775 par le Prince-Evêque François-Charles de Velbrück ? Du haut de ses 250 ans, elle est donc aujourd’hui la plus ancienne école de la Ville de Liège et un pilier de l’enseignement artistique en Belgique. Elle fête ça avec trois expositions, dont celle aux Fonds Patrimoniaux, « L’Académie Royale des Beaux-Arts, une école d’art sur quatre siècles ». L’occasion de retracer l’évolution de l’institution à travers documents d’archives, affiches, dessins, peintures et photographies, et à voir jusqu’au 18 janvier 2026
Infos pratiques ici.
Et tant que vous êtes là…