Maison Vagabonde + Sapiens, ou comment recevoir comme un prince(-évêque) à Liège
Mieux que l’accord BOB pour profiter sans risques : inviter le resto chez soi. En s’offrant un dîner d’exception orchestré à domicile, où gastronomie et art de la table ne font plus qu’un. Avec Maison Vagabonde comme fil rouge, et Sapiens comme ingrédient de choc. Quand les talents s’alignent, le repas devient récit — celui d’une soirée immersive, intime et inoubliable.
Un quartier idyllique sur les hauteurs de Liège. Non, pas celui auquel vous pensez. L’autre rive ! Parfois, on y croise des biches, il s’y produit une symphonie d’oiseaux en permanence, et puis à l’orée du printemps, deux propositions y ont éclôt. D’un côté, celle de Salomé Lahaye-Goffart, créatrice d’ambiances dînatoires et de tables mémorables avec sa Maison Vagabonde. Est-ce que ça nous dirait de tester le concept ?, voulait-elle savoir.
Dans la vie, il n’y a pas de hasard, que des rendez-vous. C’est ainsi qu’en écho parfait à sa question a résonné l’invitation de Nathan Fiévet, le jeune chef à l’origine de Sapiens. Qui nous a contactés le lendemain de Salomé pour nous inviter à goûter à ses menus exigeants et inventifs cuisinés à domicile. Parfois, les astres s’alignent et la promesse d’une soirée réussie scintille.
Les ingrédients d’un dîner à domicile inoubliable
Maison Vagabonde
Du haut de ses 32 ans, Salomé Lahaye-Goffart a déjà 15 ans d’expérience dans l’Horeca. Un secteur où elle a bossé, en salle et en cuisine, en parallèle de ses études de graphisme. Avant de lancer son projet de scénographie d’événements en octobre 2025. Une évidence pour cette passionnée d’art, d’architecture d’intérieur et de design. D’autant que le concept a déjà fait ses preuves dans nombre de grandes villes. Avant de conquérir la Cité ardente ?
Actuellement en couveuse d’entreprise, elle ne vit pas encore de sa Maison Vagabonde. « C’est assez niche » concède-t-elle. Surtout dans une ville qui a peut-être moins que d’autre la culture des expériences immersives, « même si je n’aime pas ce terme ». Qu’à cela ne tienne, Salomé y croit. Et elle a embarqué dans l’aventure Julie Ahn, de Mund Studio, elle-même architecte reconvertie.
« J’ai découvert ses compositions florales chez ma coiffeuse et j’ai trouvé ça incroyable. Complètement différent de tout ce qu’on voit. Quand Julie a terminé son congé maternité, on s’est vues et ça a matché très vite ». Tant sur le plan personnel qu’esthétique, car rehaussée de la végétalité sculpturale signature de Mund, les tables de Maison Vagabonde sont tout simplement spectaculaires.

Salomé de Maison Vagabonde photographiée en plein dressage par Fabio Amato.
Mund Studio
« On a les mêmes centres d’intérêt Salomé et moi » sourit Julie. « Le design, l’architecture. Le beau en général. Notre rencontre a été un coup de foudre professionnel ! » raconte la créatrice de Mund Studio.
Maman d’une petite Ziggy née fin octobre, la trentenaire a arrêté l’architecture pour se consacrer aux fleurs en juillet 2025 « et je n’ai aucun regret. Les fleurs sont bien plus épanouissantes, et les gens, bien plus heureux de me voir que dans ma carrière précédente » rit-elle. « J’ai toujours l’aspect design et création qui me plaît, mais beaucoup moins de conflits ». Et grâce à son positionnement d’atelier de création florale, plutôt que de fleuriste, elle parvient à concilier épanouissement professionnel et maternité… Sans se lever aux aurores pour aller se fournir chez les grossistes.
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Julie, à gauche, et Salomé, à droite.
Sapiens
Nathan, lui, a 27 ans et a déjà passé la moitié de sa vie en cuisine. « Je faisais du judo, mais à 13 ans, j’ai arrêté pour pouvoir commencer à bosser en marge de mes études d’hôtellerie ». Et d’avouer aimer « tout » dans son métier. « La recherche, les associations gustatives… Faire plaisir aux gens, surtout. Pour moi, la cuisine est un art. Si je ne cuisinais pas, je serais perdu » souffle le créateur de Sapiens.
Pourtant, il a déjà trouvé de sacré mentors. Passé par les cuisines d’Yves Mattagne et François Tonglet, Nathan a aussi oeuvré au Comme Chez Soi – excusez du peu. Reste qu’être son propre patron l’épanouit plus, étoiles ou pas. « J’ai besoin de créer et de pouvoir faire ce que j’aime. Dans un restaurant, on est très bridé. Je n’avais pas l’argent pour ouvrir mon propre resto, donc je me suis lancé à domicile.
Aller chez les gens me permet de faire découvrir ma cuisine et mes producteurs.
En attendant de réaliser mon rêve d’avoir un restaurant à moi. J’y pense depuis que je suis ado, et j’ai déjà toute la scénographie en tête » confie ce gourmand profondément attachant. Qui habite en Gaume, et travaille dans une cantine durant la semaine pour financer son activité de chef à domicile.

En toute exubérance
Comment ça fonctionne, en pratique ? Quand Maison Vagabonde n’est pas de la partie, « je demande juste au client de dresser la table. J’amène toute la vaisselle hors couverts, plus les ustensiles et la vaisselle pour cuisiner. En fin de repas, je reprends toute la vaisselle sale.
Le but est vraiment de répliquer l’expérience du restaurant à la maison.
Je n’ai pas encore les moyens d’ouvrir mon resto, donc j’amène le restaurant chez les gens ».
Sa cuisine ? « Elle est proche de la nature. J’aime utiliser des éléments saisonniers et locaux, avec des inspirations nordiques et japonisantes. J’aime le respect qu’ils ont pour l’ingrédient et leur manière de le sublimer sans le déformer ».
Et Nathan de rappeler que son objectif premier est que ses clients passent un bon moment. Ce qui veut dire que « je m’efface. Je présente les plats, mais je ne vous regarde pas manger » rit-il. Avant d’ajouter que « ce que j’adore dans le projet Sapiens, c’est que les gens peuvent être exubérants tout en profitant d’un repas de qualité. Ils ne doivent pas baisser le volume et éviter de rire trop fort comme dans un restaurant gastronomique ».
Autre avantage ? Ils ne doivent pas faire preuve de retenue dans l’assiette ou dans le verre. On se régale, on s’épicure, et puis on va direct de la table au lit si on le désire. De quoi profiter avec enthousiasme du pairing saké suggéré par Nathan.
Mizu Saké
Aux commandes ? François Delforge, le créateur de Mizu Saké. Âgé de 38 ans, ce natif de Charleroi a travaillé 10 ans comme architecte indépendant avant de devenir conseiller en administration à Dison. Un poste qui lui permet de garder un pied dans l’archi’, l’aspect social en prime. Et Mizu ? « J’ai découvert le saké en 2018 en Australie avec ma compagne ». Une découverte au goût de coup de foudre. Aujourd’hui sommelier saké diplômé, il a lancé une activité d’ateliers dégustation à domicile.
Son cheval de bataille ? Instiller chez les gourmands le plaisir de la découverte et de l’inattendu tout en soulignant la différence entre saké chinois et saké japonais. Lequel n’est pas distillé (comme en Chine) mais fermenté. Donc beaucoup plus léger. « Comme une bière forte ou un vin », avec 14 degrés en moyenne.

Nathan de Sapiens et François de Mizu Sake photographiées par Fabio Amato.
En special guest ? Fabio Amato, photographe de son état, dépêché par Salomé pour immortaliser la soirée. Talent qui se cache derrière certains des plus beaux clichés de vos restos liégeois préférés, il prête également son oeil (et son objectif) aux petits et grands évènements.
Fort de 10 ans d’expérience de photo de rue, il place l’humain et l’instant au coeur de son travail. Renseignement est pris dès son arrivée : si d’aventure, vous vouliez-vous aussi des souvenirs de votre dîner, sachez qu’il immortalise tant les events publics que privés.
Voilà pour la carte des as aux commandes de ce resto poéticogastronomique à domicile.
Concours de dressage
Pour savourer leur délicieuse proposition, on décide nous aussi de jouer l’effet de surprise. Et de convier des voisins qu’on connaît de loin, mais qui nous ont l’air bien sympathiques, à partager ce festin. Une équipe de pros qui investissent notre maison et des inconnus en guise de convives, qu’est-ce qui pourrait mal se passer ?
Rien, en l’occurence. Dès l’ébullition du dressage de la table, on sent ainsi qu’on a affaire à des pros. Salomé et Julie exécutent un ballet minutieux dans notre bureau transformé en salle à manger. On ne les entend pas : elles sont en symbiose, et créent à quatre mains une fantaisie qui semble tout droit sortie des pages d’un magazine.

On leur avait laissé carte blanche, on a bien fait. Pour accompagner la sensualité austère (oui, c’est possible) de la vaisselle en Inox de Maison Vagabonde, Julie a fait naître un sous-bois à l’allure tropicale sur notre nappe immaculée. Sur un lit de mousse, orchidées pourpres et plantes carnivores s’entrelacent.
Un clin d’oeil assumé à la végétalité au coeur des compositions culinaires de Nathan. Un rappel aussi, que dans une vie pas si lointaine, Julie était architecte. On ne peut ainsi qualifier de bouquet (duh) ni même de simple ornement floral la construction vibrante qu’elle a fait pousser sur la table. C’est un mirage, un microcosme.
Tout un univers, dans lequel on va adorer prendre racine le temps d’une soirée.
Le coup d’éclat est plus que réussi.
Déjà, on se dit que bien qu’ayant un goût assumé pour les dîners lookés, et une impressionnante collection de vaisselle, on va avoir du mal à retourner à la normale. Fort heureusement, le retour est décalé.
On ne le sait pas encore au moment de savourer cette soirée d’exception, mais les plantes carnivores vont s’épanouir après le dîner dans des pots qui n’attendaient qu’elles. Et ce, pile à l’aube de la saison des moustiques et autres nuisibles volants. Quand aux orchidées, à l’heure d’écrire ces lignes, plus d’une semaine a passé depuis le dîner, mais elles subliment encore vases et soliflores disséminés dans tout notre intérieur.
Comme les souvenirs, les éléments qui constituent cette soirée sont tout sauf éphémères.
Comme chez Soi, chez vous
Pendant que Salomé-de-Maison Vagabonde et Julie-de-Mund Studio s’affairaient « en salle », Nathan, lui, avait pris possession de notre cuisine. Le jeune chef ne mentait pas quand il disait qu’il venait préparé.
Couteaux, poêles, ustensiles de dressage… Tout arrive avec lui, comme la symphonie d’ingrédients nécessaires à la composition de ses assiettes poétiques. Ce soir-là, il fait beau mais pas trop chaud, et on en profite pour prendre l’apéro sur la terrasse pendant que Nathan mijote, réduit et confit. On en conviendra, rien ne dit « enchanté » comme une coupe de champagne. Ou deux, ou cinq.
Mieux vaut le savoir : si Nathan déroule un menu que ne renierait pas les étoilés par lesquels il est passé, il ne prend pas l’apéro en charge. Si vous êtes du genre ventre sur pattes, mieux vaut donc prévoir quelques légers grignotages pour accompagner votre mise au verre en attendant le repas. Ou demander à Nathan d’amener une ration supplémentaire de son sublime beurre de ferme, à savourer accompagné de radis à la croque, par exemple.
Végétal, sexy, canaille : pile dans le thème d’un festin Sapiens.

Notre chef d’un soir ne mentait pas quand il disait qu’il avait le don de s’effacer. Bien qu’ayant, comme tout Millenial qui se respecte, une cuisine ouverte, on profite d’un chaleureux apéro à rallonge sans avoir l’impression de vivre un cauchemar en cuisine.
Nathan travaille avec précision et maîtrise, secondé par François, qui s’affaire lui aussi à préparer sa sélection et faire goûter tel ou tel flacon au chef. Tout aussi discret, Fabio n’en perd pas une miette, et immortalise à coups de flash la mise en place d’un repas d’exception.
Le créateur de Sapiens est passé par le Comme Chez Soi, et ainsi qu’on s’apprête à le découvrir, il a toutes les qualités requises pour atteindre un jour lui aussi l’étoile pas si inaccessible quand on a du talent. Enfin, si les guides du livre rouge daignent se rappeler où se trouve la Cité ardente…
Au menu ?
« Mon ambition est de construire une identité culinaire forte pour la Wallonie contemporaine » confie Nathan. Qui veut « bâtir une cuisine durable, sincère et enracinée dans son territoire. La nature est ma principale source d’inspiration, et chaque menu est pensé comme une promenade sensorielle ».
Une promenade en Wallonie, ça va sans dire. « Je suis profondément attaché à ma région.
À travers mes menus, je cherche à raconter notre territoire autrement.
Par les saisons, les paysages, les cueillettes. Mais aussi les producteurs, les rivières, les forêts. J’associe à mes inspirations nordiques et japonaises une identité ardennaise très forte. Les herbes sauvages, les légumes racines, les truites de rivière… »
Ce soir d’avril, cela s’appelait très joliment « Novum », et ça se déclinait en six services.
- Jardins et alentours : « Une séquence construite autour de la cueillette printanière, qui joue sur la fraîcheur et les textures pour une sensation de nature immersive ».
- Asperges de Stéphane Longlune, végétaux et caviar : « Un dialogue entre la douceur de l’asperge locale, l’iode du caviar et des notes végétales très vives ».
- Équinoxe végétal, truite arc-en-ciel et petits gris : « Une assiette inspirée des rivières et des sous-bois ardennais ».
- Millefeuille de saison, potager et pesto d’épeautre : « Une composition très graphique autour du végétal. Les réductions et le pesto apportent relief et rondeur à l’ensemble ».
- Agnelle, Jersey, ail : « Un plat profond et enveloppant, construit autour de la finesse de l’agnelle et de la richesse lactée de la Jersey. L’ail apporte chaleur et caractère sans dominer ».
- Panna cotta de chèvre, pissenlit, biscuit paysan : « Une touche finale dans la continuité, centrée sur la pureté des goûts. Ce dessert cherche d’avantage l’émotion aromatique et la fraîcheur que la démonstration pâtissière classique ».
Fierté principautaire
Toutes les citations entre guillemets sont les descriptions passionnées et alléchantes de Nathan. Ne restait plus qu’à goûter et à voir si la magie opérait autant en bouche qu’à l’écrit.

Le tout, accompagné par un pairing saké qui promettait de belles découvertes.
À vous, on peut le dire, avant même d’avoir avalé la moindre bouchée ou siroté autre chose qu’un verre d’eau en interviewant nos complices d’un soir lors de leur arrivée, on était émus. Et fiers.
Trop souvent, en Wallonie, on a tendance à être rabaissés. Ou bien loués pour notre « humour », nous Liégeois qui sommes « si sympathiques »… Alors que bon, hein. Quand on dit de quelqu’un que c’est un gentil, on sait ce qu’on pense vraiment. Le temps d’une soirée de talents en symbiose, d’ambition et de générosité, on avait bon de se rappeler qu’en Principauté, on envoie du lourd.
Un dîner presque parfait
Passés les « oh » et les « ah » à la découverte de la scénographie superbe de Mund Studio et Maison Vagabonde, on s’attable. Fait faim, sés’. Et dès la première assiette, la séduction opère.
Les coupettes ont rempli leur mission : on ne se connaissait pas, nous voilà tous potes. L’ambiance est bonne, on tchafte tellement que François a bien du mal à nous présenter ses flacons, le pauvre. On se tait sagement à chaque fois que Nathan envoie un plat, parce qu’on a la chique coupée. Son « jardin » ? Tout le printemps à portée de fourchette. Les textures contrastent joliment, la fraîcheur vient réveiller le palais.
On n’avait jamais mangé d’oeufs d’escargot de notre vie. On découvre que c’est non seulement très joli, mais aussi, un délice. Parce qu’on est à Liège, on réalise au gré du repas qu’on a tous à peu près mille connaissances en commun. On ne le savait pas avant, forcément, mais il s’avère que notre quatre convives sont eux aussi vachement branchés gastronomie.
Un public exigeant, et pourtant conquis.



Bon et beau
C’est que Nathan n’est pas seulement doué et inspiré, mais aussi généreux. Plutôt que d’assurer une fonction aussi décorative que frustrante, son caviar est généreusement servi. Son beurre de la Ferme de Montplainchamps à Neufchâteau, exquis, est accompagné de belles tranches de pain avec lesquelles on sauce sans vergogne les assiettes. Les joies du resto, mais chez soi, c’est ça aussi.
Son amour de la nature et du terroir se ressent à chaque assiette. Qu’il présente avec un enthousiasme communicatif. Et si son Sapiens a un penchant assumé pour le végétal, il n’en néglige pas les protéines pour autant. Sa truite, d’une délicatesse folle, n’a d’égale que l’agnelle et la Jersey de la Ferme de Tabreux, cuites à la perfection qui arrivent dans l’assiette.
Tout est tellement, tellement bon. Et tellement beau.
On apprécie particulièrement aussi que le service, pourtant assuré par deux personnes seulement, suive. Pas de déserts gustatifs entre les plats. Certes, on papote pas mal, mais on n’a pas le temps de s’ennuyer. Encore moins d’avoir faim.
Grâce à l’ambiance construite par Salomé et Julie, l’immersion est complète. On ne sait plus trop si on est au restaurant ou à la maison. On sait, en tout cas, qu’on se régale, et qu’on voudrait que le repas ne s’arrête jamais.
En pratique
Pour le repas
Nathan Fievet, alias Sapiens, propose sa cuisine à domicile dès 5 couverts, et jusqu’à 13 personnes. Le prix varie en fonction des menus et des ingrédients, mais compter en moyenne 129 euros par personne pour 8 services.
Pour des évènements plus grands (jusqu’à 100 personnes), il réfléchit également à des barbecues argentins. Ses plats sont adaptés aux exigences alimentaires des convives : à notre table, il y avait une femme enceinte et une intolérante au lactose, et Nathan a veillé à ce que le contenu de leurs assiettes respecte leurs restrictions.

Pour la table
Salomé Lahaye-Goffart dresse sa Maison Vagabonde du plus petit au plus grand évènement. Ou plus concrètement, de 4 à 18 personnes pour particuliers, et sans restriction de nombre pour les foules plus nombreuses – un mariage, par exemple.
Vous choisissez l’ambiance, indiquez le nombre de couverts (du dîner intimiste au repas de mariage) et cette poétesse dînatoire fait le reste. Le prix par personne dépend de la formule choisie, mais Maison Vagabonde démarre à 25 euros par couvert. Bon à savoir : Salomé peut également imaginer des ambiances uniques selon vos envies (prix sur demande).

Pour les fleurs
Julie, alias Mund Studio, propose création florale pour évènements et des abonnements professionnels. Dans son viseur : des abonnements pour particuliers, afin satisfaire la demande en bouquet tout en respectant le rythme de sa vie de jeune maman.
Pour une scénographie complète de table, compter 500 euros, mais ses centres de tables tournent plutôt aux alentours de 140€. Niveau abonnements professionnels, ça démarre à 50€, mais Julie s’adapte aux budgets et aux envies de ses clients. Et les mariages ? « Ma fourchette la plus basse c’est 1.500€ ».

Pour le saké
François Delforge, propose ses ateliers Mizu Saké à domicile. Il marie base théorique et dégustation, chaque saké étant accompagné d’une bouchée gourmande. Pour rester dans des prix raisonnables, il recommande entre 6 et 10 personnes. Dégustations dès 60€ par personne.

Pour les photos
Danseur de formation, Fabio Amato est photographe autodidacte s’est spécialisé dans la photo de food au gré de services rendus à ses potes restaurateurs. Si vous voulez faire appel à lui, comptez 450€ les 3h de shoot. Pour info, il shoote aussi des mariages au cas par cas.
@fabio.n.amato / fabio-amato.com
Un peu plus près de l’étoile
Comme beaucoup de gastronomes wallons, on n’a pas été surpris, mais bien déçus, par le dernier palmarès Michelin. Ce serait drôle, si ce n’était pas si indigeste, mais le sud du pays reste le grand oublié du guide rouge.
Parce qu’il y a plus d’argent en Flandre, donc plus d’ambition culinaire ? Peut-être, il faut rendre à César ce qui appartient à César. Et Dieu sait que la scène food flamande est bouillonnante. Parce que les bonnes personnes ne visitent pas les bonnes tables ? Certainement. Avec trois guides, tous néerlandophones, pour tout un royaume, le calcul est vite fait. Mais l’amertume a mauvais goût. On préfère, nous, saliver à l’idée de ce qui attend notre chef d’un soir.
Lequel, c’est certain, n’en est qu’aux prémices d’une carrière qui s’annonce déjà exquise. Une étoile pour son (futur) restaurant ? Cela semble tout à fait terre-à-terre de le penser.

Ainsi que l’a résumé une de nos voisines devenue convive devenue copine, « tout était top de A à Z ». Et une autre de nos néo-potes de renchérir : « la barre est très très haute. C’était top ». La cuisine de Nathan alias Sapiens, donc. Mais aussi la scénographie de la Maison Vagabonde et l’oeuvre florale signée Mund Studio et les sakés de François.
À l’heure où manger dans un étoilé coûte le prix d’un city-trip, on ne peut que chaudement vous recommander d’investir plutôt cet argent, si vous l’avez, dans une version chez vous de cette soirée chez nous. Qui s’est avérée bien plus mémorable que la plupart des repas, aussi prestigieuses soient les tables.
Après tout, quoi de plus fou, et inoubliable, que de voir son domicile transformé le temps d’un festin en resto gastronomique ?
Encore faim ?
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