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On a demandé à notre tatoueur liégeois préféré de nous confier ses anecdotes les plus WTF

Entre confidences inattendues, demandes improbables et moments gravés à jamais sous la peau, notre tatoueur liégeois préféré, Golden Imagination, nous ouvre les portes d’un univers aussi intime que décalé. Dans un métier où l’encre raconte autant d’histoires que les clients eux-mêmes, il nous partage les anecdotes les plus insolites de son métier vraiment pas comme les autres.

Pousser la porte de son salon, c’est déjà entrer dans un autre monde. Ici, les murs parlent, les corps deviennent des toiles… Et chaque rendez-vous réserve son lot de surprises. Car derrière les motifs soigneusement dessinés se cachent souvent des histoires inattendues. Parfois touchantes, souvent étonnantes, et régulièrement complètement improbables. La première fois qu’on est passés sous ses aiguilles, il venait en effet de se faire voler par une cliente partie sans payer.

Entre bandits, idées farfelues et situations dignes d’un film, notre tatoueur coup de coeur a vu passer bien plus que de simples motifs à encrer. Pour Boulettes Magazine, Golden Imagination alias Salvatore revient sur des moments hors du commun. Qui rappellent que le tatouage est une aventure humaine à part entière.

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Confidences de tatoueur

3e jambe

« On m’a déjà demandé de tatouer un pénis. Je n’ai aucun jugement là-dessus, mais c’est impossible pour moi de tatouer cette zone. Je laisse ça à mes collègues ».

Gare à la malédiction du tatouage de couple

« Un scénario qui revient très souvent : deux personnes viennent me trouver pour se faire un tatouage commun… Puis une des deux revient me voir en solo après avoir surpris son ou sa partenaire en pleine infidélité dans leur lit ! C’est fou le nombre de personnes à qui ça arrive ! »

NB : bien qu’ayant plus de 30 motifs divers et variés encrés sur le corps, dont plusieurs sont des clins d’oeil sa tendre moitié, l’auteure de ses lignes n’a pas la moindre initiale ou autre surnom de son mari tatoué. Pourquoi ? Parce que lors d’une séance à Berlin, le tatoueur a fait remarquer que toutes les personnes qui se faisaient encrer le nom de leur moitié finissaient par revenir, post-rupture, pour le faire recouvrir. 10 ans d’amour sans nuage (ni (sur)nom tatoué plus tard) on continue de suivre son conseil. Et visiblement, il n’y a pas que les petits noms qui soient maudits… 

Ça pique un peu quand même

« J’ai déjà tatoué un homme qui m’avait prévenu qu’il était « très sensible de la peau ». C’est une phrase que j’ai déjà entendue je ne sais combien de fois… Sauf que cette fois-là, c’était vrai. Il a eu vraiment très mal dès le premier coup d’aiguille… D’une session de 4 heures. Il a crié, et à la fin, il a lâché prise en pleurant. Il incarnait pile le stéréotype que les gens s’imaginent avant leur premier tatouage, quand ils ont peur d’avoir mal. Mais promis, c’est un cas isolé, et ça ne fait pas du tout aussi mal qu’on le croit ! »

Jeter l’encre

« Une fois, un client m’a envoyé une série de dates qu’il voulait se faire tatouer. J’ai copié-collé son texte, puis je lui ai demandé si c’était bien les bonnes dates au moment du stencil. Il m’a confirmé que oui, donc j’ai commencé à le tatouer. La séance terminée, tout fier de son nouveau tatouage, il sonne à sa soeur… Et là, grosse surprise : il s’était trompé dans un des jours ! On a dû encrer une bande noire par-dessus et rajouter la bonne date en-dessous. J’étais super mal à l’aise pour lui ».

Bardaf !

« La première fois que quelqu’un s’est évanoui pendant une séance, ça m’a fait super peur. C’était un grand gaillard costaud qui n’avait soit-disant peur de rien. Et qui faisait un peu le malin devant sa copine en disant qu’il n’aurait pas mal. Elle, très stressée, est passée la première pour en être débarrassée. Et ça s’est très bien passé.

Vient le tour du garçon. Dès le premier coup d’aiguille, je vois du coin de l’oeil un truc pas normal. Je le regarde… Et je le vois totalement inconscient, les yeux révulsés. C’était une première pour moi, je ne savais pas comment réagir. Sa copine, aussi étonnée que moi, ne savait pas quoi faire non plus. Il a fini par reprendre connaissance… Et moi, par prendre des cours de secourisme ! Ceci dit, ça reste un cas isolé. Mangez bien avant, dormez bien la veille et tout va très bien se passer ».

NB : gros suspense sur le statut de ce duo qui a osé le tatouage de couple. Informations suivront. 

Les hommes valet…

« Un jour, deux amis sont venus au salon. À la base, seul un des deux devait se faire tatouer. Sauf qu’une fois son tatouage terminé, son pote le met au défi. « Chiche que je choisis ton prochain tatouage et tu choisis le mien ». Moi, friand de l’idée, je les chauffe un peu. L’un sort pendant que je prépare le projet avec l’autre et vice versa.

Ils décident de le faire sur la fesse pour que ce soit caché. Et les deux ont les yeux bandés pendant que je les tatoue pour que la surprise soit complète. Ce qu’ils s’étaient choisi ? L’un a eu une moule ouverte avec un vagin à l’intérieur. L’autre, une fraise coupée en deux avec, au milieu, vous l’aviez deviné : un vagin aussi. Les voilà liés à vie avec ce fameux tatouage sur la fesse ».

Si vous faites partie des Principautaires qui les ont swipés et qui ont découvert cette oeuvre à même la peau, n’hésitez pas à nous faire part de votre réaction. On rit déjà. Et du reste : le monde va mal, alors plus que jamais, jetez l’encre. C’est moins cher qu’une thérapie, et on se sent beaucoup mieux dans sa peau après.

Notre tatoueur chouchou ?

Il encre à l’Atelier des Rêveurs, boulevard Piercot. On l’affirme : personne n’a un trait plus fin que lui à Liège, voire dans tout le royaume. En plus, il est trop sympa : allez vous faire encrer et dites-lui bonjour de notre part !

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Journaliste pour Le Vif Weekend & Knack Weekend, Kathleen a aussi posé sa plume dans VICE, Le Vif ou encore Wilfried, avec une préférence pour les sujets de société et politique. Mariée avec Clément, co-rédacteur en chef de Boulettes Magazine, elle a fondé avec lui le semestriel SIROP, décliné à Liège et Bruxelles en attendant le reste du pays.