Boulettes Magazine

Le magazine gourmand de découvertes
TOP
films

Des centaines de films que j’aime | PART. IV (2012-2017)

Last but not least : on clôture aujourd’hui la série des centaine de films qu’Astrid aime, avec le quatrième et dernier épisode bien ancré dans ces dernières années. Et ça tombe bien parce que plus ça va, plus on a envie de se blottir chez soi bien calé dans le canapé pour affronter l’automne/le froid/le noir, en lançant sur la TV une des petites pépites que la cinématografille a dégoté pour nous. Et ne plus sortir avant d’avoir tout (tout) regardé.

2012 – 2017
____________________________

MILLENIUM
David Fincher, 2012

David Fincher = todi un bon moment.

MOONRISE KINGDOM
Wes Aderson, 2012

Mieux que des mots, un extrait :

HOLY MOTORS
Leos Carax, 2012

GO GO TALES
Abel Ferrara, 2012

Surprenante, légère et réjouissante comédie de Abel Ferrara.

MAGIC MIKE
Steven Soderbergh, 2012

LOOPER
Rian Johnson, 2012

LIFE OF PI
Ang Lee, 2012

SPORT DE FILLES
Patricia Mazuy, 2012

Surprenant ! Un Western moderne qui mise sur l’action et les personnages. J’ai eu un coup de foudre pour ce film quand je l’ai découvert lors de sa sortie.

LA VENUS À LA FOURRURE
Roman Polanski, 2013

Parce que j’aime encore bien quand les femmes prennent le pouvoir !

GRAVITY
Alfonso Cuarón, 2013

Un grand spectacle ultra réaliste !  Je suis sortie de la projection exactement comme on sort d’un parc d’attraction (à voir au cinéma sinon ça compte pas).

SNOWPIERCER
Bong Joon-Ho, 2013

Ce film ne ressemble à rien de ce que j’ai vu auparavant. Mais, soyons honnête : je ne m’y connais pas trop (pas du tout) en cinéma coréen. Disons que je sais au moins une chose : Snowpiercer, de Bong Joon-Ho c’est de la balle ! Âmes sensibles s’abstenir.

FRANCES HA
Noah Baumbach, 2013

À la sortie du cinéma, la personne qui m’accompagnait me dit « pourquoi les films doivent-ils toujours être aussi court ? » Elle ne voulait simplement pas que Frances Ha s’arrête. Comme je la comprends. Greta Gerwig y est on ne peut plus charmante et New-York – en toile de fond – aussi. C’est actuel (avoir 27 ans en 2013), drôle, enivrant, léger, nonchalant mais passionné, joli, intelligent.

LA FILLE DU 14 JUILLET
Antonin Peretjatko, 2013

C’est un film frénétique, libre, hilarant. Un film libre ? L’adjectif éveille à juste titre le scepticisme. Heureusement, la liberté d’Antonin Peretjatko est bien réelle et tire sa franchise d’une écriture sans barrière. Le réalisateur ne se soucie pas de ce qui est approprié et se cocarde hors des cadres. Derrière les gags irréalistes de La fille du 14 juillet, se cache – à peine – une violence qui évoque l’absurdité du monde. L’œuvre oppose la dureté de la société à la nonchalance des films français actuels. Ce premier long métrage n’est pas pour autant révolutionnaire mais il réussit au moins à allumer l’étincelle utile à l’avivement du cinéma. Ici, pas de grand discours, juste des pétarades. Ça défoule.

BIRDMAN
Alejandro González Iñárritu, 2014

Le magazine les Cahiers du Cinéma n’a pas aimé Birdman qu’il critique comme suit : « C’est en surrégime dès les premières secondes, ça fait beaucoup de tapage, c’est clinquant et d’une suffocante autosatisfaction, et surtout ça ne cesse de tourner en rond. » Et bien c’est justement pour toutes ces raisons que j’aime ce film-concert qui m’a scotchée sur mon strapontin.

JOHN FROM
João Nicolau, 2015

SPOTLIGHT
Tom McCarthy, 2015

Adapté de faits réels. Encore un bon p’tit film à Oscar.

ELLE
Paul Verhoeven, 2016

Qualifié de misogyne, Elle est au contraire très féministe. En témoignent ses dernières minutes. C’est selon moi le meilleur film de 2015, parce que c’est complètement barré, très noir et désopilant !

COMME UN AVION
Bruno Podalydès, 2015

Rien de tel qu’un peu de douceur. Bruno Podalydès est un pansement sans prétention – vous voyez, ceux avec des petites fleurs – sur la blessure causée par l’état du cinéma comique français de ces dernières années.

MIA MADRE
Nanni Moretti, 2015

J’adorais déjà Nanni Moretti mais là il m’a tuée.

SPY
Paul Feig, 2015

CAPTAIN FANTASTIC
Matt Ross, 2016

Feel Good Movie. Inégal mais touchant.

VICTORIA
Justine Triet, 2016

V comme Victoria qui dresse le portrait d’une femme moderne à travers une comédie noire convaincante, pleine d’énergie. V aussi comme Virginie Efira qui se révèle véritablement en grande actrice pour la première fois dans ce film. V enfin comme victoire pour Justine Triet qui figure parmi les meilleurs réalisateurs de sa génération.

FAIS DE BEAUX REVES
Marco Bellocchio, 2016

Marco Bellocchio, à qui l’on doit notamment le chef d’œuvre Vincere est un magicien acheminant le spectateur de l’enchantement aux larmes, en passant par le rire. Une montagne russe de cinéma !

GRAVE
Julia Ducournau, 2016

Ma critique ici.

PERSONNAL SHOPPER
Olivier Assayas, 2016

Il y a dans ce film une dimension intime énorme qui fait qu’on en sort forcément troublé. Olivier Assayas, en effet, part du principe que nos croyances en des mondes extérieures – des esprits par exemple – se définissent à partir de quelque chose en nous. Le réalisateur illustre ce fait avec les convictions médiumniques d’aujourd’hui, dans notre société hyper-connectée, comme le fait de travailler parfois sans jamais voir son employeur. Taillé sur mesure pour Kristen Stewart, ce thriller haletant lui offre son rôle le plus adapté jusqu’ici à son talent.

LA LOI DE LA JUNGLE
Antonin Peretjatko, 2016

C’est un peu la suite logique de La fille du 14 juillet (voir film précédent) mais en mieux car ici le jeu des acteurs est encore plus poussé et certaines scènes – notamment dans la jungle, très belles  – en font un véritable film d’aventure, une épopée, là ou La fille du 14 juillet reste une satire.  La loi de la jungle me rappelle le Pierrot le fou de Godard qui lui aussi voulait dresser l’état de lieux d’une époque en déclin avec une richesse visuelle et comique sur un principe surréaliste.

JACKIE
Pablo Larrain, 2016

Ce jour là, j’ai épuisé mon stock de larmes (et non je n’avais pas mes règles). Natalie Portman est excellente. Il faut dire que Pablo Larrain fait partie des grands esprits inventifs de l’époque.

 

PATERSON
Jim Jarmusch, 2016

D’apparence modeste, le 13ème long métrage de Jim Jarmusch est un grand film construit comme un haïku dont l’illusoire simplicité peut littéralement emballer l’esprit. Délicat et apaisant, Paterson se fonde notamment sur la douceur de ses acteurs, Adam Driver et Golshifteh Farahani. Un film très esthétique, éthéré et amusant qui invite à la paix de l’esprit.

MOONLIGHT
Barry Jenkins, 2017

Un noir pauvre, un homo, de la drogue : film à Oscar. Bien que l’histoire soit superbre, c’est d’abord pour ses univers sonore et esthétique que Moonlight se retrouve dans ma liste.

PREMIER CONTACT
Denis Villeneuve, 2016

Le réalisateur veut simplement faire passer ce message : redécouvrez le plaisir du premier contact. Mais il le fait avec un scénario époustouflant. C’est prenant et inédit. Un grand moment de cinéma comme on dit.

SPLIT
M. Night Shyamalan, 2017

GOOD TIME
Benny et Josh Safdie, 2017

J’ai découvert le film à Cannes (2017) et pas une fois depuis le début du Festival je n’avais ressenti à ce point le sentiment d’être face à une nouvelle génération de cinéma. À première vue, ce n’est qu’une histoire de braquage qui tourne mal. Mais ce film noir, parfaitement rythmé, parle aussi du lien fort entre le protagoniste, une petite frappe, et son frère handicapé mental. Une œuvre dont l’humour, la noirceur, la mise en scène et les dialogues sont saisissants : un bon coup d’adrénaline ! Avec Robert Pattinson et une BO de fou signée Oneohtrix Point Never.

BABY DRIVER
Edgar Wright, 2017

C’est le cinquième film d’Edgar Wright (connu surtout pour sa trilogie sa “trilogie Cornetto” (Shaun of the Dead, Hot Fuzz et Le Dernier pub avant la fin du monde) et le plus ambitieux jusqu’ici. Le réalisateur transforme le film de braquage en un remarquable exercice de mise en scène. Le tout donne une ode percutante au cinéma comme à la musique. Et puis c’est de loin, la meilleure bande sonore entendue ces dernières années.

I AM NOT YOUR NEGRO
Raoul Peck, 2017

Militant, assumé, ce documentaire met les pieds dans le plat bien comme il faut.

 

 

LA SERIE EN ENTIER }