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Tanaë

Face-à-face musical avec Tanaë

A moins d’avoir été enfermé dans une caverne les dernières semaines, vous avez forcément entendu parler de Tanaë sur les réseaux sociaux. Cette jeune liégeoise âgée de 20 ans a commencé sa trajectoire en proposant ses reprises acoustiques de titre bien connus (One Dance de Drake, Heatens de Twenty One Pilots ou encore All in You de Synapson).
C’est avec une totale réinterprétation du titre qui a bercé nos boums d’adolescents, Barbie Girl de Aqua, que la chanteuse à la voix enveloppante, a carrément fait le buzz.
Récemment, Tanaë a joué au Nandrin Festival, et il y a quelques jours à l’Abbaye de Stavelot, dans le cadre des apéritifs-concerts.
Une demoiselle à découvrir, que nous avons eu la chance de rencontrer.

D’où vient ton nom de scène, Tanaë ?
On cherchait un nom original, mais qui me ressemble, avec Manu Freson, mon producteur. Je ne voulais pas garder mon prénom et j’ai choisi quelque chose de sentimental. Pour la petite histoire, quand mon frère était petit, il ne parvenait pas à prononcer mon prénom Shana, et il le prononçait « Tana ». Comme il s’appelle Maël, et j’ai rajouté le « -ë » à la fin, et mon nom de scène est né.

Qui se cache derrière ton pseudonyme ?
C’est difficile de parler de moi, mais je pense être une personne de simple alors que certaines personnes me croient superficielle. Je suis aussi sociable et je ne me prends pas la tête, j’essaie de rester moi-même. Il n’y a pas de différence entre Tanaë et Shanna.

Tu t’es fait connaître en reprenant en acoustique des titres bien connus. Qu’est-ce qui t’a influencée et donné le déclic ?
En fait, j’étais un peu une chanteuse de salle de bains ! L’idée de chanter en public me mettait mal à l’aise.
Un jour, ma mère, qui fouillait toujours dans mes affaires, a posté une bande-son sur laquelle je chantais One Dance.
Je m’étais enregistrée pour voir ce que ma voix donnait. La chanson a eu pas mal de succès, et, dans la foulée, elle l’a envoyée à ß, qui est depuis, devenu mon producteur. C’est en automne dernier, après qu’on ait réalisé des tests avec ma voix, que l’aventure était lancée. Je sentais que c’était le moment. C’était une opportunité de dingue, j’avais envie de le tenter.
Quand on a posté la première cover, les retours m’ont presque choquée. Je ne m’attendais pas du tout à un tel engouement.

Comment es-tu arrivée à la chanson ?
Ma mère chantait tout le temps et je pense que le fait de l’avoir entendue chanter pendant mon enfance m’a donné envie de faire comme elle, par mimétisme. C’était aussi l’occasion de tester l’acoustique d’une pièce en envoyant quelques sons !  Sinon, la musique est un réel échappatoire pour moi, et je n’ai plus jamais arrêté de chanter.

Qu’est-ce qui t’influence ?
J’adore écouter de la soul, du reggae, du r’n’b, mais je ne me limite pas à ça.Quand j’écoute une chanson, je me demande comment je pourrai me la réapproprier. Je pense que je pourrai reprendre un peu de tous les styles pour autant que je le réinterprète à ma façon.

Il y a-t-il un titre que tu rêves de réinterpréter ?
J’adore chanter en anglais et je pense que ça serait un réel challenge de m’attaquer à un titre francophone. C’est beaucoup plus difficile pour moi d’incarner le texte en français, c’est autre chose comme c’est ma langue maternelle; j’arrive davantage à prendre de la distance avec l’anglais. Un vrai défi pourrait être d’oser réinterpréter un jour un titre de Jacques Brel.

Ta toute première scène, c’était quand ?
C’était en avril dernier, au Celtic. C’est celle que j’ai préférée pour le moment ; il y avait beaucoup de gens que je connaissais : mes amis, ma famille… Et malgré mon stress, une fois que je suis montée sur scène, tout s’est envolé et j’ai vraiment profité du moment.



Qu’est-ce qui te fait rêver au-delà de la chanson ?
J’adore voyager! Mais aussi peindre. Je crois que j’aime tout ce qui est artistique, c’est très libérateur.

Il y a t-il une salle dans laquelle tu rêves de te produire ?
Il n’y a pas d’endroit en particulier qui me fait rêver, mais j’ai juste envie d’être vraiment écoutée plutôt que de créer juste une ambiance.
J’adore quand les gens sont posés à m’écouter, qu’ils kiffent le moment et du coup, moi aussi. J’ai besoin de partager, je pense que je suis plutôt faite pour les petites salles.

Avec qui rêverais-tu de faire un duo ?
Ca peut être une star super connue ? (rires) Je ne sais pas trop. J’adore vraiment Rihanna, sinon je crois que j’adorerais faire un duo avec quelqu’un qui ne sait pas chanter, ça pourrait être super drôle.

TANAË
 
 

Jusqu'en novembre 2019, la photographe Jehanne Moll a couvert pour Boulettes Magazine des thématiques qui lui sont chères, du développement durable au bien-être. Toujours avec beaucoup de douceur.