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pékèt de Liège 15 août

10 plaies du 15 août qui nous ont (presque) manqué

Ca n’était plus arrivé depuis 1956 et le drame du Bois du Cazier, mais le Coronavirus aura eu raison des festivités du 15 août en Outremeuse, où les deux étés écoulés auront été décidément plus sobres. Pour mieux revenir en force cette année? Avec le temps, on en serait presque venus à regretter ces 10 plaies qui reviennent chaque année. Presque. 

1) Les barquettes hors de prix

OK, on a toujours été passables en maths, mais nul besoin d’être Einstein pour calculer que 10€ la barquette de mini-verres d’un alcool qui se vend 7 ou 8 euros la bouteille, c’est une putain de marge. Heureusement, après quelques barquettes, on n’est plus en état de compter. Ce qui nous amène d’ailleurs au point deux.

 

2) La ruine

« Allez, cette année, je suis raisonnable, je retire juste un billet et je tiens toute la soirée avec ».

Hi hi hi hi hi.

 

3) La foule suffocante en Roture

Maintenant qu’on y pense, cette marée humaine où il est parfois impossible de bouger a probablement influencé l’annulation du 15 août en pleine pandémie.

Rapport au fait que c’est une marée humaine qui a tendance à se transmettre tous ses fluides, entre transpiration poissante, urine arrosant joyeusement les pauvres façades attenantes et infâmes postillons de bourrés qui parlent fort et près pour montrer qu’ils sont sobres.

 

4) Les pieds écrabouillés

En Roture, certes, mais en réalité partout en Outremeuse en vrai, la faute au combo magique ivresse + foule.

Chaque année, on voit des filles en sandales et des mecs en slash et on se demande s’ils sont venus pour mourir (ou du moins, pour offrir leurs orteils en sacrifice).

 

5) La pluie

Comptez sur cette bonne vieille loi de Murphy pour garantir au moins une petite drache des familles durant les festivités.

Idéalement, pile au moment où vous avez donné rendez-vous à votre crush pour un petit godet en tête-à-tête.

 

6) Le concert

Lokeren, 42.000 habitants au compteur, a déjà accueilli Motörhead, Dido, Snow Patrol ou encore The Libertines.

Liège, Principauté de 200.000 habitants et capitale non-officielle de la Wallonie (et donc du monde) invite quant à elle toutes les gloires fanées des 80s et ce que la francophonie compte de cover bands à prendre le micro lors du 15 août.

Jaloux, nous? Si peu!

 

7) L’arrivée

Cette (demi)heure où l’état d’ébriété inexistant ne permet pas encore d’ignorer la disparition de tout espace vital et l’odeur rance des vomissures et des pavés transformés en Cathy cabines à ciel ouvert.

 

8) L’arrivée (bis)

Sans oublier le temps interminable qu’il faut pour retrouver les potes, et ce alors même que littéralement tout Liège est là, ce qui est déjà une plaie en soi .

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9) Les tronches de cake

S’il vous faudra au bas mot 45 minutes pour retrouver vos potes (« Mais je suis place Delcourt je te dis! Juste devant les spots! Un peu plus à gauche! ») vous pouvez par contre compter sur le fait que dans les 3 minutes suivant votre arrivée en Outremeuse, vous aurez croisé votre ex de l’enfer ET sa mère que vous détestiez.

Saloperie de Murphy et sa loi de mert’.

 

10) La gueule de bois post-15 août

Aussi connue sous le nom de gueule de bois de la muerte, après 3 jours passés à picoler du lever au lever du soleil. Non stop quoi.

Allez, à vite, 15 août, t’es pénible, mais on t’aime quand même.

 

Plus de liégeoiseries: 

Chargée de la rubrique "La Semaine" du Vif Weekend, Kathleen prête également sa plume à Flair, VICE, Le Vif ou encore Wilfried, avec une préférence pour les sujets de société et politiques. Mariée avec Clément, co-rédacteur en chef de Boulettes Magazine, elle a fondé avec lui le semestriel SIROP, décliné à Liège et Bruxelles en attendant le reste du pays.