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Les 5 expos à ne pas rater à Liège à l'été 2022 - Montage Boulettes Magazine DR

Les 5 expos liégeoises à ne pas manquer cet été

Elle a beau ne pas l’étaler avec autant de chauvinisme que d’autres villes, Liège a suffisamment de culture pour ne pas avoir besoin de confiture, si vous voyez ce qu’on veut dire. La preuve avec cinq expos à ne surtout pas rater cet été. 

Photographie, peinture, sculpture, voire même, immersion totale dans une culture étrangère: ces cinq expos ambitieuses et surprenantes rappelleront à tous les Principautaires qu’ils ont plus d’une raison d’être fière. Et donneront probablement aussi envie à ceux venus du reste de la Wallonie et d’ailleurs de venir la découvrir pour s’y cultiver et plus si affinités.

La preuve par cinq.

Costa Lefkochir, le cheminement d’une quête

Où? La Boverie.

Quoi?

L’essence de cette exposition monographique repose sur la présentation des œuvres de grand format de Costa Lefkochir, peintures, sculptures et installations de 1987 à 2022. Dans cet ensemble qui couvrira 35 ans de production, nombre d’œuvres sont inédites, provenant de collections privées, d’institutions, d’entreprises et de l’atelier de l’artiste, certaines créées spécialement pour l’exposition qui comprendra plus d’une centaine de pièces.

Non chronologique, le parcours de l’exposition rassemble essentiellement des œuvres majeures en ce qu’elles sont significatives du chemin tracé et parcouru dans l’accomplissement d’un langage plastique imprégné d’une pensée foncièrement humaniste. L’ensemble réuni traduit une permanence de vision, de pensée, de conception dans une qualité de réalisation excluant un principe d’évolution. Les séries picturales ou sculpturales, les œuvres individuelles récentes ou anciennes, les installations, expriment des préoccupations et des recherches inscrites dans le temps mais constituant un tout indissoluble.

Quand? Jusqu’au 7 août 2022.

Plus d’infos ici.

 

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I LOVE JAPAN

Où? Liège-Guillemins

Quoi?

Avec I LOVE JAPAN, l’espace muséal de la gare Liège-Guillemins invite le visiteur à un voyage immersif au cœur de la culture japonaise. Couvrant plus de 1500m2 d’exposition et animée par une scénographie aux décors immersifs, I LOVE JAPAN est l’une des plus grandes expositions consacrées à la culture japonaise en Belgique.
Tout au long de sa découverte, le visiteur est immergé dans l’univers nippon et ses paysages caractéristiques. Grâce à une reconstitution de symboles emblématiques du Japon, l’exposition fait voyager à travers un jardin zen, un temple, une ruelle japonaise, une rue animée au cœur de Tokyo, un hôtel-capsule ou encore sur le chemin de Torii à la rencontre de Bouddha.
Bien qu’immersive, l’exposition se veut également instructive. Sans prétendre être exhaustive, I LOVE JAPAN aborde certains des éléments clés de la culture japonaise : la cohabitation entre deux religions, les dieux et les divinités, les samouraïs et les arts martiaux, les geishas ou l’évolution de la littérature, souvent perçue comme unique et incomparable. La cérémonie du thé et ses céramiques spécifiques ou le bunraku aussi appelé théâtre des marionnettes sont des traditions japonaises qui fascinent. I LOVE JAPAN fait également la part belle à la culture pop japonaise et à ses figures légendaires. Cosplay, mangas, dessins animés et jeux vidéo sont autant de monuments de la culture populaire japonaise mis en lumière dans l’exposition.

Quand? Jusqu’au 30 septembre.

Plus d’infos ici.

 

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Renc’art au Château

Où? Château de Waroux

Quoi? Dans la galaxie Boulettes Magazine, on demande Alfred Wuyard, dit Freddy, médecin de son état et photographe quand son emploi du temps chargé le lui permet. En l’occurence, cet été, lors d’une exposition en hommage à un de ses patients, Léopold Rouhart, qui en était l’instigateur mais ne pourra malheureusement pas y prendre part, sa vie ayant pris fin subitement quelques semaines avant le jour J.

C’est donc « en hommage au regretté Léopold Rouhart » que quatre artistes photographes, Alfred Wuyard, René Sacré, Danièle Schlusmans et Patrice Crémers exposeront leurs oeuvres, qui vont des paysages aux portraits animaliers en passant par les gros plans intrigants et les clichés qui se jouent de la scène immortalisée, comme celui de la porte du Musée de la Constipation, sur laquelle est apposé un panneau enjoignant à pousser fort.

Quand? Du 12 août au 4 septembre.

Plus d’infos ici.

Nôtre, photographier l’intime

Où? La Châtaigneraie.

Quoi?

Les photographes François Goffin et Thomas Chable invitent leur homologue Serge Giotti à présenter son travail au rez-de-chaussée de La Châtaigneraie. Il proposera un travail sur l’intime : Un AvventurA. Des photos délicates de son amoureuse, des paysages, des moments suspendus en Sicile ou encore des natures mortes gourmandes et emplies de soleil.
Les trois artistes seront accompagnés par une série d’autres photographes de générations et de pratiques diverses qui présenteront également des images de leur définition de l’intimité.

Quand? Vite vite pour ne pas la louper: c’est jusqu’au dix juillet!

Plus d’infos ici.

 

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Trésors – L’Amérique latine, ossuaire des disparitions forcées

Où? La Cité Miroir.

Quoi?

Depuis 2016, l’artiste-photographe Zahara Gómez a fait des disparitions forcées en Amérique latine le sujet de recherche de sa pratique artistique. Elle accompagne des équipes médico-légales et des collectifs de femmes (mères, épouses, sœurs, filles) qui arpentent des territoires immenses où ont été localisées des fosses communes. Leur but ? Retrouver leurs “trésors”, ces ossements qui peuvent être identifiés et restitués aux familles, processus capital pour entamer un deuil.

En Amérique latine, la disparition forcée de personnes est utilisée en tant que système répressif depuis les années 1960. Ces disparitions s’apparentent au crime parfait : PAS DE VICTIME, DONC PAS DE COUPABLE NI DE DÉLIT. Face à l’incapacité et l’indifférence des autorités à préserver la sécurité et à localiser les disparus, la société civile s’organise. Sous la forme d’une installation artistique, l’exposition Trésors provoque une réflexion sur la violence de la disparition, sur la représentation des absents et sur la construction d’une mémoire collective.

Quand? Jusqu’au 4 septembre.

Plus d’infos ici.

 

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Encore plus de culture avec votre confiture? Bon ap’: 

Journaliste pour Le Vif Weekend & Knack Weekend, Kathleen a aussi posé sa plume dans VICE, Le Vif ou encore Wilfried, avec une préférence pour les sujets de société et politique. Mariée avec Clément, co-rédacteur en chef de Boulettes Magazine, elle a fondé avec lui le semestriel SIROP, décliné à Liège et Bruxelles en attendant le reste du pays.