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SNCB train unsplash darren bockman

Le parking de la gare d’Ans devient payant et on crie au scandale

Nouvelle année, nouvelle décennie… et sans véritable surprise, la SNCB n’en finit pas de dérailler. Dernière gaffe du service public, qui a décidément plus d’un train de retard: rendre le parking de la gare d’Ans payant. Une mesure que dénonce le bourgmestre PS de la commune, Grégory Philippin, et nous aussi dans la foulée. 

Parce qu’au fond, il y a rire et rire, et cela fait des années que la SNCB n’amuse plus personne. Que ses trains soient vétustes, passe encore. Qu’ils soient bondés en heure de pointe, et s’apparente parfois plus à des wagons à bestiaux entre Liège et Bruxelles, bof. Que leurs retards soient aussi systématiques que scandaleux (45 minutes! 1h10! Qui dit mieux!), déjà, c’est insupportable. Mais qu’elle semble dévouer toute son énergie à faire sortir son personnel surmené de ses gonds et à dérailler au passage tous les efforts entrepris pour conscientiser les gens à la nécessité d’abandonner la voiture pour les transports en commun, là, la coupe est franchement pleine – mais surtout, il ne faut pas la verser sur les rails, parce que la moindre goutte d’eau occasionnera entre 40 et 90 minutes de retard.

Si la SNCB se contentait d’offrir un service médiocre à prix équivalent, on pourrait encore avaler la pilule amère en serrant les dents, mais les tarifs n’ont de cesse d’augmenter, à une vitesse qui n’a d’égale que la dégringolade de la qualité des services proposés. Dernier affront, qui ajoute l’insulte à la blessure? Dès ce lundi 27 janvier, les deux parkings adjacents à la gare d’Ans seront payants. Et tant pis, si avec son train direct, cette gare offrait un excellent point de départ pour gagner Liège sans l’encombrer de voitures supplémentaires: la solution n’était déjà pas plébiscitée par les masses, elle ne risque pas de l’être maintenant que les parkings seront payants.

SNCB, c’est l’anagramme de quoi au fait?

Ainsi que l’a dénoncé le bourgmestre d’Ans, Grégory Philippin, dans les colonnes de La Meuse.

« Désormais, un navetteur devra payer 400 euros par an pour garer sa voiture. Les prix sont trop élevés. C’est trop cher ».

Et d’assurer avoir tenté d’attirer l’attention de la SNCB sur ces « tarifs disproportionnés, pas toujours pris en charge par l’employeur », sans que cela ait été concluant. Pas franchement étonnant, puisque contrairement à ce que la notion de service public pourrait laisser supposer, la SNCB ne sert l’intérêt de personne, certainement pas le sien, et se contrefiche du public. La députée wallonne Zoé Istaz-Slangen (PS) a quant à elle regretté que la SNCB vive « dans une bulle, loin des préoccupations écologiques et des préoccupations locales », notant qu’il était « largement temps d’augmenter l’accessibilité des services plutôt que de la diminuer ». SNCB, « société nationale des chemins de fer belge »? Peut-être, ou peut-être que c’est l’anagramme du Service Nul, Cher et Bête. Tout dépend à qui on demande, mais si ce coup de vapeur pouvait activer un peu la locomotive du chemin de fer belge, il serait temps de remettre ses wagons dans la bonne direction.

Photo de couverture: Unsplash / Darren Bockman 

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Chargée de la rubrique "La Semaine" du Vif Weekend, Kathleen prête également sa plume à Flair, VICE, Le Vif ou encore Wilfried, avec une préférence pour les sujets de société et politiques. Mariée avec Clément, co-rédacteur en chef de Boulettes Magazine, elle a fondé avec lui le semestriel SIROP, décliné à Liège et Bruxelles en attendant le reste du pays.