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Bret's Chips Breton Barbarich Import DR Boulettes Magazine

On a testé tous les goûts de Bret’s vendus à Liège

La perfection n’existe pas, sauf en matière de chips, auquel cas elle s’appelle Bret’s. Croustillantes, savoureuses et surtout, complètement barrées, les créations du chipsier français explosent la compétition. Distribuées à Liège par Barbarich Imports, elles se dénichent entre autres chez Carrefour et à la pompe Uhoda et méritent un test empirique. 

On entend les complotistes arriver aussi nettement qu’on distinguerait les bruits de mastication d’un malotru s’enfilant une poignée de chips en pleine séance aux Grignoux, donc on le dit d’emblée: non, ceci n’est pas un article sponsorisé, et c’est d’ailleurs bien dommage parce qu’il nous semble que la misère serait moins pénible noyée de Bret’s.

Ceci étant, n’écoutant que notre gourmandise et notre rigueur académique, on a procédé à un test minutieux de toutes les saveurs du chipsier français (on ne se lasse visiblement pas de l’écrire) disponibles à Liège, classées selon trois critères: l’originalité (tu te crois malin avec tes chips sour cream & onion? Bitch please, Bret’s les décline version « cheddar et oignon Roscoff » – NB: non, on ne sait pas non plus ce que c’est comme variété), la fidélité (les chips goût pizza, c’est bien, mais si ça goûte la pizz’, tant qu’à faire on préfère) et la légèreté (avis aux novices, certaines variations de Bret’s sont tellement puissantes qu’elles écoeurent après une poignée). À vos paquets.

Goût beurre salé, « le vrai chips breton »

Originalité : ★★★★★

Fidélité : ★★★★★

Légèreté : ★★★★☆

« Non mais d’office ça va juste goûter le bête chips au sel ». Erreur. Calomnie. Injustice. Ces petits délices croustillants goûtent tout pareil que la motte de beurre ultra chère que votre mère n’achète que pour les fêtes, parce que tout de même la fleur de sel c’est plus chic pour la Noël, soit exactement le même goût qu’une de ces rares journées (une tous les six ou sept ans peut-être) où le soleil brille sur la Bretagne et où vous vous convainquez qu’aucun endroit au monde ne pourrait être plus beau parce que les autres jolis endroits n’ont pas de crêpes aussi parfaites, les nuls. C’est un peu comme si la Mère Poulard était revenue d’entre les morts pour faire un câlin à vos papilles, autrement dit, d’une tendresse aussi surprenante qu’inouïe.

 

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Camembert

Originalité : ★★★★★

Fidélité : ★★★★★

Légèreté : ★★☆☆☆

Si un paquet de chips au fromage se donnait pour objectif dans la vie de ressembler à JCVD au sommet de sa gloire, c’est probablement « Bret’s Camembert » qu’il écrirait sur sa carte de visite une fois ce rêve atteint. Personne ne voulait qu’un des plus odorants des hôtes des plateaux de fromage soit transformé en chips, Bret’s l’a pourtant fait et le résultat est la définition même d’un mets « dégoulicieux », du genre à susciter extase et répugnance simultanées à chaque bouchée. Vous allez adorer les détester par poignées entières.

Aïoli

Originalité : ★★★★★

Fidélité : ★★★★★

Légèreté : ★☆☆☆☆

On se croit farouchement opposé au masochisme, on juge bien fort ceux qui s’y adonnent depuis son trône confortable de petit bourgeois bien pensant, puis on goûte aux Bret’s saveur Aïoli et on réalise que tout ce qu’on veut dans la vie, c’est se faire violenter, de préférence la bouche pleine. Extrêmement fidèles au goût incomparable de l’aïoli, le vrai, ces chips sont aussi malheureusement par conséquent assez rapidement lassants, à moins de vouloir se rapprocher le plus possible de l’haleine de Jacquouille la Fripouille – on ne juge pas si c’est un de vos objectifs de vie, c’est okkkay.

Cheddar & oignon Roscoff

Originalité : ★★★★★

Fidélité : ★★★☆☆

Légèreté : ★★★★☆

Pourquoi se contenter d’un simple chips « sour cream & onion » quand on peut plutôt manger la version cheddar & oignon Roscoff? Exactement, laissons donc la médiocrité aux manants. Faute de toutefois bien identifier le Roscoff en question, difficile de dire si son goût est reproduit de manière fidèle dans le paquet, mais ce parfum ne manquera pas de fédérer à l’apéro et laisse en prime au bout des doigts une petite pellicule grasse et poudrée extrêmement satisfaisante à lécher.

Pizza au feu de bois

Originalité : ★☆☆☆☆

Fidélité : ★★★★★

Légèreté : ★★☆☆☆

Bien sûr que les chips goût pizza existaient déjà, le problème par contre c’est qu’ils goûtaient tous le « chips goût pizza », pas la pizz’, une bévue plus que réparée par Bret’s, qui se paie l’arrogance de promettre une saveur feu de bois en prime, et la livre. Pourquoi prendre la peine de commander une Margherita quand il est possible de la déguster sous forme de chips croustillantes, bien moins salissantes au demeurant? On ne se risquera pas à poser la question à nos potes ritals, mais la question n’est pas sans mérite – que celui qui n’a jamais barbouillé son t-shirt immaculé de sauce tomate nous jette la première tranche.

Pili Pili

Originalité : ★★★☆☆

Fidélité : ★☆☆☆☆

Légèreté : ★★★★☆

Le seul crime de ces chips? Être fidèle au goût du Pili Pili qu’on trouve dans la grande distribution. Soit, contrairement à ce que son nom exotique nous laisse supposer, non pas une diablerie qui met le feu aux papilles et emmène le système digestif vers les tropiques, effet tourista compris, mais bien une poudre vaguement piquante au léger arrière-goût de poussière. Bien qu’il s’agisse-là d’un des goûts les plus récents de la marque, on l’a placé juste en dessous de celui « pizza feu de bois », un classique, parce que le plus gentil qu’on puisse faire c’est lui donner le prix de l’effort (et de la camaraderie) pour sa légère ressemblance avec lui. En moins réussi. Pardon Bret’s. L’amour, c’est aussi oser dire les vérités qui fâchent, mais ne jamais demander pardon par contre.

NB: le mari de l’auteure de cet article vient de lui souligner qu’il la trouvait un peu dure. Merci de noter pour la postérité qu’elle s’est abstenue de lui répondre « comme ta (mot rimant avec « mite »). 

Saveur brebis cerise noire

Originalité : ★★★★★

Fidélité : ★★☆☆☆

Légèreté : ★☆☆☆☆

Chaque situation sociale implique malheureusement de se farcir au moins une plaie qui, faute d’autre manière de se démarquer, affirme à qui veut l’entendre sa haine de quelque chose d’adoré universellement, les chiots ou les chips par exemple. Auquel cas, grâce à l’invention improbable des chips goût brebis-cerise noire par Bret’s, vous pourrez désormais lui répliquer d’un air triomphal que « oui, mais quid des chips de dessert?! » et voir la tête de Sabine/Jibé passer de la surprise à l’effroi en constatant que sa bouche est remplie par l’enfant illégitime d’un apéro et d’un dessert trop sucré.

Au moins, vous lui aurez enfin donné une bonne raison de ne pas aimer les chips, notez.

 

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Truffe d’été

Originalité : ★☆☆☆☆

Fidélité : ★★★★☆

Légèreté : ★★★★☆

Le voilà donc, l’invincible été que Camus nous promettait. On dit Camus mais on pense Pagnol, ou plutôt non, tenez, Pasolini. On croque, on craque, c’est la Dolce Vita, tiens, tant qu’on y est, on écoute Christophe parce que la vie est douce mais un peu dure aussi quand on se rappelle tous les menus truffe à « super rapport qualité-prix » où on a été pris pour des champignons parce qu’ils avaient moins de goût que ce paquet de chips. Est-ce que Bret’s a été le premier à sortir des chips à la truffe? Non, mais il est le meilleur, et c’est ça qui compte.

Pesto mozzarella

Originalité : ★★★★☆

Fidélité : ★★★★☆

Légèreté : ★★★★☆

Il y a des combinaisons de mots qui ramènent directement à une époque et l’association « pesto mozzarella » évoque autant le début des années 2000 que « casquette Von Dutch » ou « piercing au nombril ». C’était l’heure de gloire d’un Dîner presque parfait, le faite de la popularité des verrines, et dans un épisode sur deux, il y avait une concoction pesto mozzarella et mini tomates à l’apéro et tout le monde faisait semblant de s’extasier tout en ayant littéralement les papilles qui bâillaient avec mépris face au manque d’originalité patenté.

Ceci étant, quinze ans plus tard, presque, ça aurait un goût de Madeleine de Proust. « Oh tiens, du pesto mozza, c’est hyper sympa » qu’on se dit tout en ayant subitement envie d’écouter « Toutes les femmes de ta vie » de L5 et de s’enfiler un jeans taille basse pour pouvoir se remplir le ventre de chips de manière plus confortable.

Bleu pancetta

Originalité : ★★★★★

Fidélité : ★★★★☆

Légèreté : ★★☆☆☆

Il y a fort à parier que quand vous êtes en présence d’une de ces personnes affligées par une haleine au parfum de nourriture pour poisson, vous n’ayez que moyennement envie de les embrasser pour voir si ça goûte comme ça sent, et on vous comprend. Si jamais, sachez qu’en ce qui concerne les Bret’s bleu pancetta, du moins, ça aurait plutôt tendance à stimuler beaucoup plus le nez que les papilles. On voulait du bleu d’Auvergne, on a du bleu pâle ou du bleu layette collé au palais. Pas super.

Poulet tandoori

Originalité : ★★★☆☆

Fidélité : ★★★☆☆

Légèreté : ★★★☆☆

Une de ces bourgades de banlieue qui ne mérite vraiment ni le qualificatif de ville ni celui de village. Une espèce de tristesse dans l’air, celle de ses habitants, qui n’ont les moyens de s’offrir ni une maison de maître urbaine, ni une villa à la campagne et sont coincés là, avec une offre commerçante décevante mais bon au moins il y a un restaurant. La route de la soie qu’il s’appelle. C’est Fabrice et Sophie qui l’ont ouvert, ils ont toujours rêvé de voir l’Inde, la vraie, mais bon en attendant il faut bien travailler, alors si tu ne vas pas à New-Delhi, amène New Delhi à toi. Ils y mettent tout leur coeur, vraiment, mais bon ils ne sont pas Indiens Sophie et Fabrice, et ça se goûte dans l’assiette, même si on salue l’effort et l’enthousiasme, un peu comme pour les chips tandoori de Bret’s.

Saveur paprika fumé

Originalité : ★☆☆☆☆

Fidélité : ★★★★★☆

Légèreté : ★★★★☆

Bien sûr, pour l’originalité, on repassera. Mais en attendant, à chaque bouchée, c’est l’extase des fêtes d’école où vous aviez le droit exceptionnellement de vous bourrer de chips et de sodas qui vous étreint. La saveur subtile du paprika fumé vous monte à la tête et vous avez l’impulsion de vous tourner vers l’autorité parentale pour demander si vous pouvez aller encore un peu jouer dans la cour, même si vous seriez normalement déjà au lit en règle générale, avant de vous rappeler que désormais, l’adulte qui prend les décisions qui vous concerne, c’est vous. Vous reprenez une généreuse poignée de Bret’s arrosée d’orangeade pour fêter ça. La vie est belle.

Sauce pommes frites

Originalité : ★★★★☆

Fidélité : ★★☆☆☆

Légèreté : ★★★★☆

Vous avez déjà fait l’erreur de commander de la sauce frites ailleurs que dans un McDo belge et de recevoir, en guise de condiment jaune fluo exquis au goût léger de cornichon un pot de sauce qui goûte la mayo, ressemble à de la mayo, mais est appelé autrement à la carte? Ben c’est pareil. Et c’est dommage.

Miel moutarde

Originalité : ★★★★☆

Fidélité : ★★★★☆

Légèreté : ★★★★☆

« Miam, ça goûte un peu la moutarde Amora non? » « Alors moi je trouve ça trop bon mais je dirais plutôt la moutarde à hot-dogs je pense ». (insérer ici une éclipse de quelques minutes seulement durant lesquelles l’entièreté du paquet a été engloutie). On n’a pas trop relevé le goût miel, mais en même temps, clairement, ils collent carrément aux doigts donc clairement y’a un truc qui se passe. Si on voulait persifler, on dirait qu’ils sont ce que les chips pickles de second rang rêvent d’être: l’incarnation trop craquante (pun intended) d’un des condiments indissociables de tout cheeseburger qui se respecte.

Sauce Andalouse

Originalité : ★★★☆☆

Fidélité : ★★☆☆☆

Légèreté : ★★★☆☆

Aussi belles que jalouses.

Poulet braisé

Originalité : ★★★☆☆

Fidélité : ★★★★☆

Légèreté : ★★★★☆

Dans le brûlot mieux connu sous le nom de « Soumission », Houellebecq énumère deux dons de Dieu, le poulet rôti et les fellations, et autant on pouvait penser très fort que le type était un bouffon, autant là, pour le coup, il avait plutôt raison. Malheureusement, ici, le poulet en question serait plutôt du genre de ceux dont la peau est flasque plutôt que croustillante, avec un coefficient plaisir égal à celui des fellations qui ne sont pas menées à complétion.

Pas pire, mais pas non plus hyper jouissif. Plus un lot de consolation qu’un véritable don de Dieu, disons, mais si vous avez la chance d’en trouver sur l’aire d’autoroute à laquelle vous venez de donner l’équivalent BMI d’un pays du tiers-monde en piécettes pour avoir le droit de faire pipi et que vous en voyez à la caisse, prenez-les, ça fera passer les kilomètres d’autoroute qui vous restent.

Sel et vinaigre

Originalité : ★☆☆☆☆

Fidélité : ★★★★★

Légèreté : ★★★☆☆

Le goût d’un monde où le Brexit ne serait qu’une potentialité dystopique. Où les Beatles ne se seraient jamais séparés. Où la livre n’exploserait pas continuellement l’euro (et votre budget vacances au passage). Où la vie ressemblerait en permanence à cette scène où Renton vit le meilleur trip de sa life dans « Trainspotting ». Une ode à l’Angleterre. À sa majesté. God save les Bret’s sel et vinaigre.

Gouda au cumin

Originalité : ★★★★★☆

Fidélité : ★★★★★☆

Légèreté : ★★☆☆☆

En Erasmus, il y avait toujours ce moment de malaise où vous réalisiez que plutôt que le Romain ou le Berlinois canon qui vous faisait rêver, vous alliez potentiellement devoir vous rabattre sur Hans le Hollandais si vous vouliez tout de même avoir un truc à raconter aux copines aux vacances de Noël. Disons que ces chips goût gouda et cumin sont le grand frère de Hans, Ruud. Pas fondamentalement plus sexe mais lui ses cheveux sont châtain, pas blonds vénitiens, et il a passé l’âge d’avoir de l’acné, donc presque, vous vous convainquez qu’il vous plaît. Allez, encore une petite poignée. Gezellig.

Chèvre & piment d’Espelette

Originalité : ★★★★☆

Fidélité : ★★★★☆

Légèreté : ★★★★☆

Bien qu’addictif au possible, il y a quelque chose de vaguement vulgaire dans le plaisir coupable de lécher la poudre orange vif au goût chimique que laissent sur les doigts les chips au fromage, un peu comme si à un de ces « Cheese & Wines » dont raffolent les Millenials (comme un souper fromage, mais en Instagrammable), vous ne faisiez qu’enchaîner les tranches de Ziz.

L’alternative chic: le poudré goûtu mais adulte de ces petites crapules qu’on commence par grignoter poliment avant de se surprendre en plein déversement des dernières miettes du paquet dans le gosier. Mention spéciale pour la pointe de piment ensoleillée, un peu comme si Francis Cabrel vous récitait « Le Corbeau et le Renard » à chaque bouchée. Pas trouvé mieux.

Fromage du Jura

Originalité : ★★★★☆

Fidélité : ★★★★☆

Légèreté : ★★★☆☆

Non parce que la Provence, les Alpes, la Bretagne, d’accord. Mais et le Jura? Exquis, addictif, réconfortant, sublime. Enfin, c’est ce qu’on en déduit en croquant dans l’hommage rendu par Bret’s du moins.

Confit d’oignons et vinaigre balsamique

Originalité : ★★★★☆

Fidélité : ★★★★☆

Légèreté : ★★☆☆☆

L’équivalent de la gigantesque cuillerée de substance sucrée et visqueuse qui accompagne malheureusement trop souvent le foie gras: on le mange parce que c’est là, mais on n’aurait pas fait le choix conscient d’en commander.

Bacon grillé

Originalité : ★★★☆☆

Fidélité : ★★★★☆

Légèreté : ★★★☆☆

Vous voyez la petite pellicule de graisse qui reste dans la poêle après avoir cuit vos tranches de lard, celle-là même que vous épongez à grand coups de pain et d’une forme de résignation gourmande parce que bon, foutu pour foutu hein? Tout pareil. Avec l’avantage que votre cuisine ne sent pas le graillon en prime. « Win Win« , comme disent les Anglais. « Delicious« , même. Yummy.

Cèpes

Originalité : ★★★★☆

Fidélité : ★★★★★

Légèreté : ★★★★☆

Que goûte la vie des gens qui sont non seulement suffisamment riches pour avoir une résidence secondaire au vert, mais en prime pour la désigner nonchalamment aussi du nom de « campagne », comme dans la phrase « je peux pas, je vais à la campagne ce week-end », omettant sciemment la mention de la piscine et des quatre façades qui vont avec?

Elle goûte l’opulence. Le faste. L’ivresse de l’onirisme. Elle a exactement la saveur de ces chips, auxquels chaque cèpe frais rêverait d’arriver à la cheville.

Poivrons grillés chorizo

Originalité : ★★★★☆

Fidélité : ★★★★☆

Légèreté : ★★★☆☆

Quand on demande aux bébés chips au paprika ce qu’ils rêvent de devenir quand ils seront grands, probablement que les plus ambitieux répondent « un paquet de chips poivron grillés et chorizo Bret’s ». Seuls quelques élus y parviendront. Vos papilles leur diront merci.

Côte de boeuf grillée

Originalité : ★★★★☆

Fidélité : ★★★★☆

Légèreté : ★★★☆☆

On n’arrête pas le progrès, et il est visiblement possible d’isoler la saveur des stries noires qu’obtient la viande au grill du goût du reste du bifteck. On le sait, parce que Bret’s l’a fait, et c’est délice.

Petits oignons

Originalité : ★★★☆☆

Fidélité : ★★☆☆☆

Légèreté : ★★★☆☆

Le monde se divise en deux catégories: ceux qui prennent le temps de caraméliser les oignons et puis ceux qui font semblant à grand coup d’épices colorantes, comme si vous n’alliez pas goûter dès la première bouchée que votre burger de fête foraine était irrémédiablement gâché.

Heureusement, Bret’s vous aime trop pour vous faire subir cette diablerie et ses chips goût oignon ont la saveur de ceux qui ont paressé langoureusement dans le beurre généreusement rajouté par Bonne-Maman jusqu’à ce qu’ils deviennent translucides et brillants. On notera également que les chips aux petits oignons bretons seraient probablement plus délicieux dans le burger susmentionné que vos lamelles d’oignons ratées.

Yakitoris

Originalité : ★★★☆☆

Fidélité : ★★★★★ (si tant est qu’on parle bien des yakitoris mentionnés ci-dessous)

Légèreté : ★★☆☆☆

Imaginez un de ces restaurants de périphérie dont le néon en façade fait référence à la Grande Muraille ou l’un ou l’autre artefact de jade tandis que la carte, elle, emmène vos papilles dans un voyage des cuisines de la Chine au Vietnam en passant par la Thaïlande et le Japon, le tout à volonté s’il vous plaît. Vous avez commandé des yakitoris pour un peu contrebalancer l’orgie annoncée de friture et de sushis au ratio riz-poisson de 90-10, et ils sont là, pas vraiment mauvais, juste tristounets, tentant de masquer leur médiocrité avec une sauce trop sucrée.

Dans sa quête de fidélité gustative, Bret’s a capturé leur empreinte sensorielle à merveille, et bien qu’on salue l’effort, on le regrette. Presque, on revoit la scène de bataille du “Dernier Samouraï” et on se dit que le Japon mérite mieux que ça, merde.

NB: aucun système digestif n’a été maltraité durant la réalisation de ce classement, lequel a duré plusieurs mois pour ressembler le moins possible à une séance de gavage d’oie.

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Chargée de la rubrique "La Semaine" du Vif Weekend, Kathleen prête également sa plume à Flair, VICE, Le Vif ou encore Wilfried, avec une préférence pour les sujets de société et politiques. Mariée avec Clément, co-rédacteur en chef de Boulettes Magazine, elle a fondé avec lui le semestriel SIROP, décliné à Liège et Bruxelles en attendant le reste du pays.