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Liège DR Boulettes Magazine

10 plaisirs « non-essentiels » qui manquent cruellement à Liège

Arbitrairement classés « non-essentiels », des secteurs entiers se sont vus obligés de fermer, maintenant hors d’atteinte nombre de petits plaisirs quotidiens qui font qu’il est si agréable d’habiter Liège. La preuve par dix. 

Le pire étant qu’on ne savait même pas toujours les apprécier comme ils le méritaient quand on pouvait encore en profiter. Univers, fais en sorte qu’ils ne ferment plus jamais et on n’aura plus cette audace, promis juré.

1. Le nightshop des familles à 3h du mat’

Tout qui habite Liège a « son » nightshop, le phare du tierquar toujours là pour dépanner quand l’envie d’un grignotage, le besoin d’une boisson fraîche en retour de guindaille ou l’appel de la nicotine se font ressentir au beau milieu de la nuit.

À Liège, les nuits ont toujours été plus belles que les jours du reste du pays, mais ça fait des mois qu’elles manquent cruellement de convivialité. Et de la petite pizza surgelée qui fait plais’ quand le sommeil se fait désirer mais que l’estomac, lui, est bien réveillé.

2. Le bar bondé du Reflektor avant ou après un concert

On en était là, à bouder parce que pff, quand même, fait soif, ça n’avance pas, elle arrive cette bière, sans même réaliser que ce qu’on vivait, c’était un formidable collé-serré de culture, du genre qu’on n’expérimenterait plus avant une éternité.

En plus, mine de rien, entre l’attente et la proximité forcée, c’était le spot parfait pour draguer.

3. Le petit Cali et puis au lit

Vous nous direz, y’a plus de Carré, et ce serait bizarre de s’en coller un gratuit sous le palais comme ça, un mardi en plein milieu de la nuit. Ce qui est de toute façon impossible avec le couvre-feu de l’enfer.

4. Le réconfort de l’effort

On avait beau aller à notre séance de Pilates/cardio/HIIT/… en traînant des pieds, on se sentait drôlement bien après, et puis ça permettait de s’enjailler sans trop culpabiliser. Mais ça c’était avant, quand une séance de sport n’était pas encore considérée comme le summum du danger pour la santé. L’ironie.

5. Le frisson de sneaker de la contrebande aux Grignoux

Oui ça va, on le sait bien qu’on en a déjà parlé ici et , et non, on n’y va pas que pour grailler en douce, aussi un peu quand même parce que la programmation est au top. Mais quand même, on a beau pouvoir streamer n’importe quel film d’auteur européen et manger toute la junk food imaginable et bruyante devant, ça n’a pas le même goût que les trois pauvres bonbons de contrebande déballés au préalable pour ne pas se faire remarquer durant la séance et introduits au péril de notre vie dans la salle.

Le goût de l’adrénaline, du risque et de l’audace. La vie, la vraie.

6. Les files sans fin dans la moindre toilette pour filles

Du Carré à Outremeuse en passant par les cafés et restaurants du centre, c’est à croire que les Liégeoises ont les plus petites vessies du monde, ou bien peut-être simplement les langues les plus longues? Et vas-y que ça papote, à deux dans la cabine, comme si les vessies du reste de la file ne menaçaient pas d’exploser, puis devant le miroir, mais dans la file d’attente aussi. De nombreuses amitiés se sont d’ailleurs nouées ainsi entre le jour et la nuit.

7. Les flâneries aux Chiroux

Se réveiller le samedi, mettre le cap sur la bibli’, prendre le temps de se perdre dans ses rayonnages, jouer une partie de marchand de tapis interne pour ramener le compte à dix livres, faire un tour par curiosité au rayon cuisine, en ressortir avec mille idées de recettes. En bref, profiter de tout ce qui fait la magie d’une bibliothèque.

8. La Batte bondée

Qu’est-ce qu’on a pu la maudire, particulièrement ses suppôts de Satan qui l’arpentaient avec une double poussette alors même qu’on était déjà suffisamment serrés comme des sardines comme ça, et puis ne nous lancez pas sur les Visigoths qui coupaient la file au moment de commander mets italiens ou poulet rôti.

Mais au moins, quand on était tant que ça, ça voulait dire qu’il ne fallait pas faire la file comme des gugusses avant de pouvoir aller sur la Batte.

9. Les doux dingues

Dans la vie d’avant, celle sans masques ni distanciation sociale, il suffisait de se poser cinq minutes n’importe où à Liège ou bien même simplement de marcher sans regarder les pavés pour se faire alpaguer par l’un ou l’autre ahuri gentiment fêlé dont les histoires n’étaient que plus truculentes si on avait un petit coup dans l’aile. Désormais, plus de picole, plus de rigole, plus de marioles. L’enfer.

10. L’effronterie ardente

Bien sûr qu’on les respecte, les mesures sanitaires, la distance, le masque, les fermetures, tout ça. On est principautaires, mais aussi solidaires, du 4000 et du reste du pays. Mais putain, que l’effronterie et le joyeux je-m’en-foutisme qui caractérise la ville manque parfois. C’est pas pour dire, et on ne demande pas de médaille, mais à Liège, on a l’esprit rebelle, donc c’est encore plus dur pour nous qu’ailleurs de tempérer nos ardeurs.

On ne demande pas de médaille mais on la mérite, oui.

Bonus: Dudule. Jamais plus on ne fera l’erreur d’interrompre sa ritournelle. La prochaine fois qu’on le voit, on danse en rythme et on lui achète tous ses bics. Promis.

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Chargée de la rubrique "La Semaine" du Vif Weekend, Kathleen prête également sa plume à Flair, VICE, Le Vif ou Wilfried, avec une préférence pour les sujets de société et politiques. Elle partage sa vie ainsi que la gestion de Boulettes Magazine avec Clem, son fiancé et co-rédacteur en chef. Passionnée de lecture et d'écriture depuis son plus jeune âge, cette Liégeoise au tempérament voyageur a fondé Boulettes Magazine en 2015.