Boulettes Magazine

Le magazine gourmand de découvertes
TOP
Boverie

6 secrets sur le parc de la Boverie pour briller en société

Rendez-vous au parc de la Boverie par une belle journée ensoleillée (même un temps gris, mais sec, on prend, on ne va pas faire les difficiles). Que tous ceux qui sont dans la vibe… lèvent le doigt ! Car c’est cool d’aller flâner entre amis, en famille ou entre chasseurs de Pokémons au parc de la Boverie. Mais c’est encore plus frais d’avoir plein d’anecdotes à déballer pour épater les copains.

Depuis le 19e siècle déjà, l’île formée par la Meuse et la Dérivation est le spot préféré des bourgeois qui y organisent fêtes, expositions, événements sportifs et mondains. Son histoire, qui a connu des moments forts et des moments d’oubli, retrouve ses lettres de noblesse en 2016 avec l’inauguration du Musée La Boverie et de la passerelle la Belle Liégeoise.

Cet automne plus que les autres, à pied, à vélo, à trottinette ou en bateau, nous allons tous chercher un semblant de vacances au Central Park liégeois. Octobre et novembre réveillent les morts, allument les feux dans la nuit, annoncent l’arrivée du froid et le passage à un nouveau cycle. Pourquoi ne pas continuer à célébrer cet événement dans l’un des plus beaux parcs de Liège ? La Boverie ne vous a pas encore tout dévoilé ! Voici six secrets capitaux à absolument savoir avant de vous y rendre :

1. Un parc « À fond la forme »

Boverie

Et on ne parle pas juste d’un petit jogging matinal. Baladez-vous dans la roseraie, au sud du parc. Là, imaginez un vélodrome construit en 1892 pour la première entrée en piste de Liège-Bastogne-Liège. Pour les amateurs du ballon rond, le rendez-vous était pris sur la pelouse, à l’intérieur de la piste, où l’on pouvait assister aux premiers pas du Football Club Liégeois et un peu plus tard, ceux du Standard. Ces deux clubs ont dû déménager suite à la construction du Palais des Beaux-Arts pour l’expo universelle de 1905… Ce qui nous amène à dévoiler un deuxième secret.

2. Un parc « The place to be» déjà en 1905

Boverie

Le 27 avril de cette année-là, Liège inaugure sa première Exposition universelle. C’est l’occasion pour la Belgique de rencontrer et d’accueillir une quarantaine de nations sur ses 66 hectares d’exposition regroupant les quartiers des Vennes, de Cointe et le parc de la Boverie. Les pays s’exposent, se rencontrent, et Liège en profite pour montrer qu’elle est à la pointe du progrès économique mondial grâce à la sidérurgie wallonne. Au parc de la Boverie, les visiteurs voyagent sans quitter Liège. En découvrant les pavillons des cinq continents, on y observait une pagode chinoise, des statues du Bouddha, un chalet norvégien, un restaurant allemand, un embarcadère des gondoles vénitiennes et aussi le Palais des beaux-arts, inspiré du petit Trianon de Versailles, devenu le musée Boverie.

L’Exposition universelle dure 6 mois et accueille 7 millions de visiteurs. Aujourd’hui encore, en plus du musée, on peut observer d’autres vestiges de cet événement comme le pont de Fragnée (cousin du pont Alexandre III de Paris), la passerelle Mativa (ou pont Hennebique) et aussi la statue du Faune mordu de Jef Lambeaux,  qui n’a pas directement plu à tout le monde par son caractère trop olé olé pour l’époque.

 

3. Un parc animalier

Boverie

Direction le nord du parc, autour du lac, dans le jardin anglais. C’est aujourd’hui l’endroit rêvé pour les amoureux de Jane Austen, les histoires romantiques, passionnées, les déclarations d’amour et d’amitié. C’est aussi là, en 1865, qu’a été inauguré le jardin d’acclimatation aménagé par la Société d’Horticulture et d’Acclimatation. En plus des beaux spécimens d’arbres toujours visibles actuellement, on pouvait croiser des oiseaux exotiques, des ours et autres mammifères sauvages dans le Jardin zoologique. Aujourd’hui, rats, pigeons et lapins lui rendent un bel hommage, même si en vérité, c’était les vaches qui paissaient là en prems. « Boverie » vient d’ailleurs du mot latin bovaria qui concerne les bœufs.

4. Un parc aux champignons magiques

Boverie

Selon une légende liégeoise, il s’agit d’un ancien mât totémique érigé depuis plus de 4000 (RPZ) ans par nos ancêtres amérindiens. Info ou intox ? Quoi qu’il en soit, il en a l’allure et même les pouvoirs magiques qui vont avec. L’amadou, matière spongieuse tirée de ses gros champignons polypores sur son tronc, est utilisé depuis la Préhistoire comme allume-feu. Et pour la petite histoire, le mot « amadou », dans la langue du provençal, signifie « amoureux », en référence à son caractère inflammable. Et pour ajouter une note très romantique, en anglais, amadou se traduit par tinder, comme l’application, qui elle aussi fait naître (parfois) la flamme ! Quel coquin ce champignon !

5. Un parc connecté

Boverie

Non, à côté de la passerelle, ce n’est pas une antenne téléphonique. C’est une sculpture spacio-dynamique créée par Nicolas Schöffer, le père de l’art cybernétique, reconnu au niveau international. Cette sculpture-machine réagit en fonction de ses relations avec les organismes vivants et l’environnement. Elle est régie par plusieurs cerveaux électroniques situés dans le sous-sol du Palais des Congrès. Construite dans les années 60, elle a été délaissée pendant 45 ans faute de maintenance technique. Mais l’œuvre de 52 mètres de haut n’a jamais cessé d’intriguer et de passionner. Des travaux de rénovation sont entrepris début des années 2000. La Tour est classée patrimoine immobilier exceptionnel de la Wallonie en 2009 et est finalement remise en fonction en 2016. Depuis lors, vous pouvez essayer d’interagir, non pas avec les aliens, mais avec la tour elle-même, en vous rendant sur le site tourcybernetiquedeliege.be.

6. Un parc architecturalement stylé

Boverie

En dessous de la grande verrière de l’extension du musée, vous voyez des colonnes en béton, le matériau signature de Rudy Ricciotti. Si son nom ne vous dit rien, vous avez peut-être déjà vu son travail chez nos voisins français. Lauréat du Grand Prix national d’architecture en 2006, Ricciotti est connu entre autres pour ses projets architecturaux muséaux comme le Département des Arts de l’Islam au Musée du Louvre à Paris et le Musée des Civilisations de l’Europe et de la Méditerranée à Marseille (MuCEM), devenu un symbole visuel fort de la ville.

La petite sœur liégeoise du MuCEM, née en 2016, se dresse sur 21 colonnes de béton, s’étend sur 1200 mètres carrés et offre une vue belle et apaisante sur le canal de la Dérivation. Grâce à ses baies vitrées de 7,50 mètres de haut, elle s’intègre parfaitement au parc en laissant voir ce qu’il se passe à l’intérieur comme à l’extérieur. Plutôt cool non ?

Lire aussi :

A part le trait d'union, rien ne les sépare (à jamais pour toujours). Marie et Alice, toutes deux historiennes de l'art et archéologues, se sont rencontrées à leur entretien d'embauche . Depuis, elles ne se sont plus quittées. C'est par leur profession dans la médiation culturelle dans différents musées que les deux amies se sont mises à écrire. Et elles adorent ça! En plus de travailler sur des projets en littérature jeunesse, Marie et Alice ont envie de vous faire découvrir la ville de Liège qu'elles vivent, visitent, dansent, boivent et mangent à toutes les sauces, comme les boulettes!